| Titre : | Portrait des entreprises artisanales de l’alimentaire en Centre-Val de Loire |
| Auteurs : | Observatoire de l'économie et des territoires, Auteur ; CMA Centre - Val de Loire, Auteur |
| Type de document : | Article |
| Editeur : | Orléans : CMA Centre - Val de Loire, 14/09/2026 |
| Format : | 11 p. |
| Langues: | Français |
| Index. décimale : | A32 (Artisanat - Economie de l'artisanat - Economie de région (ordre alphabétique de régions et départements)) |
| Mots clés : |
[*] Alimentation [*] Artisanat [*] Communication [*] Concurrence [*] Consommation [*] Enquête [*] Forme juridique [*] Implantation [*] Label [*] Marque [*] Qualité [*] Savoir faire |
| Résumé : |
La CMA Centre-Val de Loire a mené une enquête [*] auprès d'un échantillon d'entreprises artisanales de l'alimentaire régionales pour en dresser le portrait : profil des dirigeants et caractéristiques des entreprises, chiffres d'affaires et concurrence, satisfaction client, animation commerciale et communication, axes de développement et besoins des artisans, les principales évolutions observées entre 2020 et 2025. Cette enquête fait suite à celle réalisée en 2020.
Les entreprises artisanales de l'alimentaire ont des modèles économiques diversifiés. Sur leur répartition par régime juridique, la forme individuelle (entreprise individuelle - EI) prédomine et notamment les sociétés même si le régime de la micro-entreprise continue de progresser. Un dirigeant sur dix a 60 ans et plus et est concerné à court terme par la fin de carrière. L'implantation en zone rurale et dans les bourgs reste dominante. Les "localisations en périphérie ou sur des axes passagers existent également, dans une logique de flux et d'accessibilité, mais demeurent minoritaires." Le point de vente et le magasin sont les lieux d'exercice les plus courants. D'autres pratiques plus nomades se développent comme les food trucks ou encore la vente à emporter. Les chiffres d'affaires sont contrastés : 1/3 déclare moins de 50 000 €/an notamment dans l'artisanat de fabrication d'aliments divers et la restauration rapide. Plus de 4 sur 10 dépassent les 200 000 €/an. Pour répondre aux attentes des clients et se différencier par rapport à leurs concurrents, plus d'1/3 des artisans développent une offre de services complémentaires : livraison, vente en ligne, drive, ateliers ou casiers. Les grandes et moyennes surfaces (GMS) demeurent les principaux concurrents pour les artisans de l'alimentaire. La satisfaction du client se mesure tout d'abord à la fidélité et à la répétition des actes d'achat du consommateur, que l'artisan dispose ou non d'une carte de fidélité. Les réseaux sociaux apparaissent également comme des vecteurs importants de recommandation et de visibilité. La qualité des produits, leurs prix sont les deux critères de choix les plus importants pour les artisans pour attirer le client et l'inciter à revenir. Sur les modes de communication pour la commercialisation de leurs produits, les artisans utilisent majoritairement les réseaux sociaux. Les informations sur les lieux de vente sont reléguées en 2ème position alors qu'elles arrivaient en tête lors de la précédente consultation. Près de 3 entreprises sur 4 proposent des produits certifiés, labellisés ou bio pour répondre aux attentes des clients et se différencier de la concurrence. Une offre dont l'impact est jugé positif sur le chiffre d'affaires pour un peu moins de la moitié des répondants (41 %). Interrogés sur la notoriété des labels et marques régionaux (© du Centre, Arts et Saveurs, 100 % Viennoiseries maison), elle apparaît limitée auprès des artisans (24 %, 8 % et 7 % respectivement). Parmi les arguments cités pour adhérer à une marque ou à une démarche collective, 1 artisan sur 2 cite au moins un argument incitatif susceptible de le convaincre comme le développement de sa clientèle. Le savoir-faire (le "fait maison") et les circuits-courts sont les deux axes de développement prioritaires pour gagner des parts de marché. Dans un contexte politique et économique marqué par des conflits internationaux et l'augmentation des coûts (énergie, matières, fiscalité), les artisans expriment surtout des besoins en trésorerie, investissement matériel, formation (outils de gestion, normes...), numérique, immobilier. Les principales évolutions observées entre 2020 et 2025 sont la présence accrue des micro-entreprises, un recul de la part des entreprises employeuses, une progression continue des usages numériques, un développement des démarches de valorisation des produits. [*] enquête réalisée du 16 septembre au 10 octobre 2025 auprès de 4 206 entreprises artisanales de l’alimentaire de Centre-Val de Loire. 327 questionnaires exploitables ont été recueillis, représentant 8 % des entreprises sollicitées. |
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