| Titre : | Note de conjoncture de l'artisanat Centre-Val de Loire. Juin 2026. 16ème édition |
| Accompagne : |
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| Auteurs : | CMA Centre - Val de Loire |
| Type de document : | Article |
| Editeur : | Orléans : CMA Centre - Val de Loire, 15/09/2026 |
| Format : | 24 p. |
| Langues: | Français |
| Index. décimale : | A32 (Artisanat - Economie de l'artisanat - Economie de région (ordre alphabétique de régions et départements)) |
| Mots clés : |
[*] Apprentissage [*] Artisanat [*] Banque [*] Conjoncture [*] Crise [*] Développement d'entreprise [*] Embauche [*] Emploi [*] Energie [*] Financement [*] Image [*] Investissement [*] Métier [*] Prix [*] Prospective [*] Savoir faire [*] Statistique |
| Résumé : |
La CMA Centre-Val de Loire édite une note de conjoncture semestrielle réalisée à partir d'une enquête menée conjointement avec l'Observatoire de l'Economie et des Territoires, entre le 18 mai et le 22 juin 2026. 1 446 artisans y ont répondu.
49 % font état d'une baisse de leur volume d'affaires au cours du 1er semestre 2026 (soit 7 points d'écart en un an) notamment dans les activités de production, et du bâtiment. Seuls 10 % déclarent avoir observé une hausse de leur activité. Cette baisse est à mettre en lien avec la frilosité des consommateurs qui privilégient l'épargne à l'investissement ou à la consommation. Par ailleurs, l'augmentation des prix du pétrole et des produits dérivés, liés au conflit au Moyen-Orient, auquel s'ajoute le manque de visibilité, en matière de politiques publiques, pèsent fortement sur l'activité des artisans. Plus de la moitié des répondants s'inquiète pour la survie de leur entreprise à court terme. Le pessimisme touche désormais 49 % des artisans (contre 42 % sur la même période en 2025), principalement dans les activités de l'alimentation et du bâtiment. Les prévisions d'activité, pour le 2ème semestre 2026, sont à la baisse pour 32 % des artisans. 56 % l'anticipent comme stable. Le moral des artisans se dégrade : sentiment de lassitude, mal-être. Près de 6 sur 10 concèdent un moral en berne. Face à la hausse des prix pratiqués par leurs fournisseurs, de nombreux artisans ont dû adapter leur politique tarifaire : plus de 60 % déclarent avoir augmenté leurs prix et particulièrement les artisans du secteur de la production et des services. Plus de 23 % sont concernés par les difficultés d'approvisionnement en matières premières ou des fournitures (+ 5 points par rapport à 2025). La maîtrise des coûts est un enjeu central pour les artisans qui réexaminent régulièrement leurs dépenses pour identifier des marges potentielles d'économie, et diversifient leurs fournisseurs pour mieux négocier les tarifs. De plus en plus d'artisans cherchent à se démarquer en misant sur la qualité de leur offre et choisissent pour ce faire, des fournisseurs proposant des produits de qualité, fiables, certifiés ou bénéficiant de labels reconnus. Le prix, l'origine géographique des produits ou encore la sécurisation des approvisionnement entrent également en ligne de compte. Les dépenses d'électricité, de gaz, de carburants ont un impact différent d'un secteur d'activité à l'autre. Il est très important pour les artisans de l'alimentaire en raison du caractère énergivore de leur activité, et à l'inverse, peu important pour les métiers de la production, des services et du bâtiment. Face à l'envolée des prix de l'énergie et du carburant, plusieurs dispositifs d'aides destinés aux professionnels pour atténuer les effets de cette hausse des coûts énergétiques ont été mobilisés par l'Etat. La crise de 2022 a montré que l'anticipation constitue un levier essentiel pour limiter l'impact de ces hausses sur l'activité. Malgré ce contexte économique tendu, les artisans ont pour priorité de préserver leurs effectifs : plus de 3 sur 4 les ont maintenus. Le recours à l'intérim reste marginal. "Selon une analyse de l'INSEE, l'artisanat [y] recourt peu principalement pour des raisons de coût, de besoins en compétences propres et de mode d'organisation des entreprises. Les métiers artisanaux reposent sur des savoir faire spécifiques nécessitant expérience, autonomie et connaissance des clients ou de chantiers. Les profils disponibles en intérim ne répondent pas toujours aux compétences recherchées." Au cours du 1er semestre 2026, 12 % déclarent envisager l'accueil d'un apprenti dans l'année à venir (- 2 points par rapport à 2025). Les artisans des métiers de bouche recourent plus que dans les autres secteurs à l'apprentissage. La baisse d'effectifs constatée pour 16 % des artisans peut s'expliquer par la décision du dirigeant de réduire la masse salariale et le départ de salariés vers la concurrence. Le secteur fait face à des difficultés de recrutement à la fois structurelles et conjoncturelles ; la principale étant le manque de candidats suffisamment formés aux métiers. Pour faciliter les recrutements ou fidéliser les salariés, les dirigeants mettent en place des solutions comme des horaires aménagés, des primes, des rémunérations en hausse, améliorent l'environnement de travail, recrutent par cooptation, financent des solutions de mobilités (covoiturage, prise en charge des frais de déplacement, abonnement aux transports en commun...). Suite à la mise en place de ces solutions, 59 % déclarent une amélioration des recrutements. Par ailleurs, de nombreux artisans se tournent vers les réseaux sociaux pour valoriser leurs métiers en montrant leur quotidien professionnel pour faire connaître les savoir-faire artisanaux afin d'attirer de nouveaux candidats. Au cours du 1er semestre 2026, plus de la moitié des artisans (55 %) déclarent avoir des difficultés de trésorerie. Elles découlent de la diminution des chiffres d'affaires, d'une augmentation des charges et des prix d'achat ou de l'augmentation des cotisations sociales. Plus d'1 artisan sur 4 disposent d'une ligne de crédit dans une banque. 30 % des artisans ont procédé à des investissements en achetant du petit matériel, en faisant des travaux d'aménagement ou d'embellissement extérieur ou encore des actions de formation. 14 % des professionnels envisagent d'investir. Les reports d'investissements atteignent 20 %. 14 % ont eu recours à des demandes de financement au cours du semestre écoulé : la majorité d'entre elles a été accordée, toutefois un net recul du taux d'accord est observé traduisant un accès au crédit plus contraint pour les entreprises artisanales. 48 % des artisans déclarent avoir des projets de développement pour les 12 prochains mois : création ou développement de sites e-commerce, développement d'une activité en BtoB ou la maîtrise de l'ensemble du processus de fabrication d'un produit (BeantoBar), amélioration de la communication... La note contient un éclairage départemental, sous la forme d'une infographie. |
Documents numériques (1)
En ligne sur le site de la CMA Centre-Val de Loire URL |



